Erika Bastien avant la finale de lundi : Compétitionner au plus haut niveau

Last Updated: December 8, 2025, 15:10 UTC
Erika Bastien avant la finale de lundi : Compétitionner au plus haut niveau
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Erika Bastien a passé cette saison à faire des jeux des deux côtés du terrain pour Icy Hot. Lundi soir à 22h, elle aura sa chance de compétitionner pour un championnat Femmes 1 lorsque son équipe affrontera Chaos en finale.
La receveuse et defensive back d'Icy Hot a déjà vécu cela auparavant. Elle a ressenti la pression des matchs éliminatoires, visualisé le succès dans les moments cruciaux, et compris ce qu'il faut pour compétitionner au plus haut niveau. Son curriculum cette saison parle de lui-même : 48 réceptions, 448 verges et 5 touchés en attaque, complétés par 4 interceptions et 7 passes rabattues en défensive. Une sélection au match des étoiles a couronné une saison dominante où elle a prouvé son excellence des deux côtés du terrain.
Mais alors que son équipe se prépare à affronter Chaos à 22h le 8 décembre, Bastien ne s'attarde pas sur les statistiques ou les distinctions. Elle se concentre sur quelque chose de plus fondamental—l'opportunité de se mesurer encore une fois aux meilleures, de repousser ses limites, et de se rappeler pourquoi elle a passé des années à poursuivre l'excellence dans ce sport.
« Ce championnat est une façon pour moi de continuer à compétitionner même au niveau senior, et ce, à un très bon niveau », a expliqué Bastien. C'est une déclaration simple qui a du poids—la reconnaissance que le jeu d'élite ne se termine pas lorsque les carrières universitaires se terminent, et que FlagPlus Football offre une scène digne de ses capacités. Après des années à l'Université de Montréal à perfectionner son métier, Bastien a trouvé dans la FPF une ligue où sa passion pouvait continuer de brûler.
Cette expérience universitaire a façonné la façon dont Bastien aborde les grands matchs. La visualisation demeure son outil principal pour les moments à enjeux élevés, une stratégie de préparation mentale qu'elle a perfectionnée durant sa carrière collégiale. « Lorsque je jouais universitaire c'était ma stratégie pour prévoir les moins bons moments comme les meilleurs », a-t-elle dit. La technique lui permet de répéter mentalement des scénarios, se préparant à la fois à l'adversité et aux opportunités avant qu'elles n'arrivent.
De nos jours, sa routine d'avant-match est plus simple—de la musique dans la voiture pour rester alerte pour les matchs tardifs—mais cet avantage mental demeure affûté. « J'écoute de la musique pour rester réveillée dans l'auto vu que les matchs sont tard pour moi mais je n'ai jamais vraiment eu de routine ou de superstition à respecter avant les matchs », a noté Bastien. Pour quelqu'un qui joue en attaque et en défensive au niveau des étoiles, la préparation mentale compte plus que le rituel.

Une équipe bâtie sur la familiarité et le feu

Le parcours d'Icy Hot vers le championnat a mis en valeur à la fois leur habileté et leur cohésion. L'équipe a terminé deuxième en saison régulière avec une fiche de 7-3, marquant 296 points—le total le plus élevé dans Femmes 1. Cette puissance offensive provenait d'une équipe qui savait comment faire avancer le ballon, le protéger et capitaliser sur les opportunités. Leur performance en demi-finale contre McGill s'est avérée décisive, alors qu'Icy Hot a dominé 36-6 pour décrocher leur billet pour la finale. Elles affronteront une équipe Chaos qui a terminé première à 8-2 avec 279 points marqués, préparant ainsi un affrontement en finale entre les deux meilleures équipes de la ligue.
La chimie qui alimente Icy Hot n'a pas nécessité une longue période de développement. « Étant toutes des filles qui avons joué à des niveaux compétitifs, on s'est rejoint sur nos objectifs très rapidement », a noté Bastien. « Et la plupart, on avait déjà joué ensemble à un moment ou à un autre donc la chimie s'est développée très facilement. » Cet historique partagé a éliminé la phase maladroite de début de saison que beaucoup d'équipes endurent. Ces joueuses parlaient le même langage de football, comprenaient les mêmes concepts et se faisaient confiance dès le premier jour.
« L'objectif, c'est de toujours avoir du plaisir à jouer, mais on vise toujours la victoire quand même », a expliqué Bastien, capturant l'équilibre qui définit l'identité d'Icy Hot. Le plaisir sans compétitivité devient récréatif. La compétitivité sans plaisir devient épuisante. Trouver les deux en parts égales a créé l'environnement qui les a portées jusqu'en finale.
Cette culture partagée se manifeste dans la façon dont Bastien décrit l'équipe. Lorsqu'on lui a demandé trois mots qui capturent l'identité d'Icy Hot, elle a choisi soigneusement : « Intensité, Plaisir et Résilience. » Les deux premiers coexistent naturellement—la joie de jouer intensément contre des adversaires dignes. Le troisième élément résonne particulièrement alors que le championnat approche. « Ce n'est jamais fini tant que ce n'est pas fini », a-t-elle ajouté, une philosophie qui leur a bien servi à travers une saison de matchs serrés et de moments pivots.

Des joueuses qui font la différence

Sur une formation remplie de talent, certaines joueuses trouvent encore des façons de se démarquer. Interrogée sur une coéquipière qui l'a particulièrement impressionnée cette saison, Bastien a pointé Lory Ouellette. « C'est difficile de répondre à cette question mais Lory a su nous impressionner avec ses moves de hanche qu'elle nous sortait par ci par là qui nous permettaient d'aller gagner certains matchs », a dit Bastien. Dans flag football, où les défensives ont des angles clairs pour tirer les flags, faire des jeux après la réception devient essentiel. La capacité de Ouellette à faire manquer les défensives dans l'espace ouvert avec son agilité a donné à Icy Hot une arme dans les moments serrés tout au long de la saison.
Lorsque l'adversité frappe—lorsque les jeux se défont, lorsque les adversaires font des montées, lorsque le doute s'installe—Icy Hot s'appuie sur le leadership vocal de Geneviève Fortier et Virginie Aubut-Ménard. « Je dirais Gen et Virg qui, avec leur attitude positive, trouvaient toujours les bons mots pour nous ramener sur le droit chemin », a expliqué Bastien. Le leadership dans ces moments exige plus que de l'encouragement. Il exige de lire l'état émotionnel de l'équipe, de comprendre ce qui doit être dit, et de livrer des messages qui traversent la frustration pour recentrer tout le monde sur la tâche à accomplir.

Le défi des deux côtés du terrain

Jouer en attaque et en défensive à un niveau d'élite nécessite non seulement de l'endurance physique mais aussi de la flexibilité mentale. Les mentalités diffèrent—l'attaque exige de la patience et de la précision dans les tracés, la défensive requiert de l'agressivité et de l'anticipation. Bastien excelle aux deux, bien que lorsqu'on lui demande où elle excelle le plus, sa réponse révèle à la fois conscience de soi et ambition.
« Ouf une question difficile à répondre pour moi », a-t-elle commencé. « Je pense que j'ai beaucoup à apporter en attaque mais la défensive c'est mon dada et je pense que j'aurais le potentiel de devenir encore meilleure si j'avais l'occasion de jouer davantage. » Ses 48 réceptions démontrent une valeur offensive claire—elle est une cible fiable qui peut avancer les chaînes et trouver la zone des buts. Mais ces 4 interceptions et 7 passes rabattues laissent entrevoir quelque chose de plus profond, un instinct défensif qui se nourrit de la lecture des quarts-arrière et de l'anticipation des tracés.
C'est la confiance de quelqu'un qui connaît ses capacités, jumelée à l'humilité de reconnaître une marge de progression. Jouer des deux côtés du terrain au niveau des étoiles est rare ; vouloir repousser encore plus loin est ce qui sépare les bonnes joueuses des grandes. La défensive peut être sa passion, mais elle contribue partout où c'est nécessaire—la marque d'une vraie compétitrice.

Respect et motivation

Bastien respecte ce que Chaos apporte à la finale de lundi, mais pas d'une manière qui suggère l'intimidation. Interrogée sur ce qu'elle respecte le plus chez son adversaire, elle s'est concentrée sur la qualité du jeu. « Même s'ils sont dans l'autre équipe, je respecte certainement les beaux jeux que nos adversaires font. Ça fait partie du jeu », a-t-elle dit. « Par contre, c'est toujours préférable qu'elles sortent ce jeu contre les autres équipes aussi comme ça tout le monde est kit. »
C'est de l'humour reconnaissant que l'habileté de Chaos serait plus facile à admirer si elle était dirigée ailleurs. Mais Bastien ne voit pas cette capacité comme un plafond. « Blague à part, reste que c'est à nous d'aller au-delà de ce beau jeu et de sortir notre talent pour monter le jeu d'un cran. Je trouve cela motivant. »
Voilà—la mentalité qui définit les compétitrices de niveau championnat. Le respect pour les adversaires n'engendre pas la prudence ; il engendre la motivation. La qualité de Chaos n'intimide pas ; elle défie Icy Hot d'élever leur propre performance. La finale de lundi ne sera pas gagnée par l'équipe qui respecte l'autre le plus, mais par celle qui répond à la qualité par la qualité, jeu après jeu.

Perspective gagnée

Peut-être que l'aperçu le plus révélateur est venu lorsque Bastien a réfléchi sur ce dont elle se souviendra peu importe le résultat de lundi. La question demandait ce qui lui resterait de cette saison et de cette équipe. Sa réponse a transcendé le football.
« Je vais retenir que bien entourée, le plaisir est au rendez-vous et rendu à un certain point dans nos vies, gagner ou perdre, oui ça a un impact, mais il y a des trucs plus importants encore et c'est ce que je viens chercher en jouant au flag », a-t-elle dit. « J'ai tellement délaissé cet aspect du sport pendant des années et cette saison m'aura ramené aux sources de pourquoi j'ai commencé à pratiquer ce sport. »
C'est la perspective d'une athlète qui a joué assez longtemps pour comprendre que les championnats se méritent, ne sont pas garantis, et que la poursuite elle-même a de la valeur. La déclaration ne diminue pas l'importance de lundi—Bastien et ses coéquipières donneront tout ce qu'elles ont. Mais elle reconnaît une vérité que plusieurs athlètes découvrent seulement après des années dans le jeu : les relations bâties, la joie trouvée en jouant, et l'amour du sport lui-même comptent aux côtés des victoires et des défaites.
Pour quelqu'un qui a affiché des chiffres d'étoile des deux côtés du terrain, qui a aidé à mener son équipe vers l'attaque la plus productive de la ligue, qui mettra le pied sur le terrain lundi soir avec une chance légitime de remporter un championnat, Bastien a trouvé quelque chose au-delà des statistiques. Cette saison l'a reconnectée avec les raisons pures pour lesquelles elle a choisi le football en premier lieu—la compétition, la camaraderie, le défi de se mesurer aux meilleures.
Le championnat compte. Le résultat sera mémorisé. Mais pour Bastien, cette saison a déjà livré quelque chose d'également significatif—une reconnexion avec pourquoi elle joue, pourquoi elle compétitionne, et pourquoi elle continue de rechercher le plus haut niveau de football qui lui est disponible.
Tout le reste n'est que le pointage.

Erika Bastien Ahead of Monday's Final: Competing at the Highest Level

Erika Bastien has spent this season making plays on both sides of the ball for Icy Hot. On Monday night at 10 PM, she'll get her chance to compete for a Women's 1 championship when her team takes on Chaos in the finals.
The Icy Hot receiver and defensive back has been here before. She's felt the pressure of elimination games, visualized success in crucial moments, and understood what it takes to compete at the highest level. Her résumé  this season speaks for itself: 48 receptions, 448 yards, and 5 touchdowns on offense, complemented by 4 interceptions and 7 pass breakups on defense. An all-star selection capped off a dominant season where she proved elite on both sides of the ball.
But as her team prepares to face Chaos at 10 PM on December 8th, Bastien isn't dwelling on statistics or accolades. She's focused on something more fundamental—the opportunity to test herself yet again against the best, to push her limits, and to remind herself why she's spent years pursuing excellence in this sport.
"This championship is a way for me to continue competing even at the senior level, and at a very good level," Bastien explained. It's a simple statement that carries weight—the acknowledgment that elite play doesn't end when university careers conclude, and that FlagPlus Football provides a stage worthy of her abilities. After years at Université de Montréal honing her craft, Bastien found in FPF a league where her drive could continue burning.
That university experience shaped how Bastien approaches big games. Visualization remains her primary tool for high-stakes moments, a mental preparation strategy she refined during her collegiate career. "When I played in university, that was my strategy to prepare for both the tough moments and the best ones," she said. The technique allows her to mentally rehearse scenarios, preparing for both adversity and opportunity before they arrive.
These days, her pre-game routine is simpler—music in the car to stay alert for late games—but that mental edge remains sharp. "I listen to music to stay awake in the car since the games are late for me, but I've never really had a routine or superstition to respect before games," Bastien noted. For someone who plays both offense and defense at an all-star level, mental preparation matters more than ritual.

A Team Built on Familiarity and Fire

Icy Hot's path to the championship showcased both their skill and their cohesion. The team finished second in the regular season with a 7-3 record, scoring 296 points—the highest total in Women's 1. That offensive firepower came from a squad that knew how to move the ball, protect it, and capitalize on opportunities. Their semifinal performance against McGill proved decisive, as Icy Hot dominated 36-6 to punch their ticket to the finals. They'll face a Chaos squad that claimed first place at 8-2 with 279 points scored, setting up a finals matchup between the league's top two teams.
The chemistry that fuels Icy Hot didn't require a lengthy building period. "Being all girls who have played at competitive levels, we connected on our objectives very quickly," Bastien noted. "Most of us had already played together at one time or another, so the chemistry developed very easily." That shared background eliminated the awkward early-season phase many teams endure. These players spoke the same football language, understood the same concepts, and trusted each other's abilities from day one.
"The goal is to always have fun playing, but we're still aiming for victory," Bastien explained, capturing the balance that defines Icy Hot's identity. Fun without competitiveness becomes recreational. Competitiveness without fun becomes exhausting. Finding both in equal measure created the environment that carried them to the finals.
That shared culture manifests in how Bastien describes the team. Asked for three words that capture Icy Hot's identity, she chose carefully: "Intensity, Fun and Resilience." The first two coexist naturally—the joy of playing hard against worthy opponents. The third element particularly resonates as the championship approaches. "It's never over until it's over," she added, a philosophy that's served them well through a season of tight games and pivotal moments.

Playmakers Making a Difference

On a roster full of talent, certain players still find ways to stand out. Asked about a teammate who particularly impressed her this season, Bastien pointed to Lory Ouellette. "It's difficult to answer this question, but Lory impressed us with her hip moves that she would pull out here and there that allowed us to win certain games," Bastien said. In flag football, where defenders have clear angles to pull flags, making plays after the catch becomes essential. Ouellette's ability to make defenders miss in open space with her agility gave Icy Hot a weapon in tight moments throughout the season.
When adversity strikes—when plays break down, when opponents make runs, when doubt creeps in—Icy Hot leans on vocal leadership from Geneviève Fortier and Virginie Journeau. "I would say Gen and Virg who, with their positive attitude, always found the right words to bring us back on track," Bastien explained. Leadership in those moments requires more than encouragement. It demands reading the team's emotional state, understanding what needs to be said, and delivering messages that cut through frustration to refocus everyone on the task ahead.

The Two-Way Challenge

Playing both offense and defense at an elite level requires not just physical stamina but mental flexibility. The mindsets differ—offense demands patience and precision in routes, defense requires aggression and anticipation. Bastien excels at both, though asked where she thrives more, her answer reveals both self-awareness and ambition.
"Ouf, a difficult question for me to answer," she began. "I think I have a lot to offer on offense, but defense is my passion and I think I would have the potential to become even better if I had the opportunity to play more." Her 48 receptions demonstrate clear offensive value—she's a reliable target who can move the chains and find the end zone. But those 4 interceptions and 7 pass breakups hint at something deeper, a defensive instinct that feeds off reading quarterbacks and jumping routes.
It's the confidence of someone who knows her capabilities, paired with the humility to acknowledge room for growth. Playing both ways at an all-star level is rare; wanting to push even further is what separates good players from great ones. Defense may be her passion, but she contributes wherever needed—the mark of a true competitor.

Respect and Motivation

Bastien respects what Chaos brings to Monday's final, though not in a way that suggests intimidation. Asked what she respects most about her opponent, she focused on quality of play. "Even though they're on the other team, I certainly respect the great plays our opponents make. That's part of the game," she said. "However, it's always preferable that they bring out that play against other teams too so everyone is even."
It's humor acknowledging that Chaos's skill would be easier to admire if directed elsewhere. But Bastien doesn't view that ability as a ceiling. "Joking aside, it's still up to us to go beyond that great play and bring out our talent to raise the game up a notch. I find that motivating."
There it is—the mentality that defines championship-level competitors. Respect for opponents doesn't breed caution; it breeds motivation. Chaos's quality doesn't intimidate; it challenges Icy Hot to elevate their own performance. Monday's final won't be won by the team that respects the other more, but by the squad that answers quality with quality, play after play.

Perspective Gained

Perhaps the most revealing insight came when Bastien reflected on what she'll remember regardless of Monday's outcome. The question asked what would stick with her about this season and this team. Her answer transcended football.
"I'll remember that when well surrounded, the fun is there, and at a certain point in our lives, winning or losing, yes it has an impact, but there are more important things," she said. "That's what I come to get by playing flag. I had neglected this aspect of the sport for so many years and this season brought me back to the roots of why I started playing this sport."
It's the perspective of an athlete who's played long enough to understand that championships are earned, not guaranteed, and that the pursuit itself holds value. The statement doesn't diminish Monday's importance—Bastien and her teammates will give everything they have. But it acknowledges a truth that many athletes discover only after years in the game: the relationships built, the joy found in playing, and the love of the sport itself matter alongside victories and defeats.
For someone who posted all-star numbers on both sides of the ball, who helped lead her team to the league's highest-scoring offense, who will step onto the field Monday night with a legitimate chance to win a championship, Bastien has found something beyond statistics. This season reconnected her with the pure reasons she chose football in the first place—the competition, the camaraderie, the challenge of testing herself against the best.
The championship matters. The outcome will be remembered. But for Bastien, this season has already delivered something equally significant—a reconnection with why she plays, why she competes, and why she continues seeking out the highest level of football available to her.
Everything else is just the score.
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